En mars 2026, la FFB tablait encore sur une progression de l'activité de +2,1% pour l'année. Six mois plus tard, sous une nouvelle direction, elle annonce l'inverse : un recul de 0,3%, et 2027 s'annonce plus dure encore.
Sources : Fédération Française du Bâtiment (FFB) — conférences de presse des 23 juin et 15 septembre 2026. SDES — construction de locaux, données à fin juillet 2026. INSEE — révision de la croissance France 2026. Dernière mise à jour : 25 septembre 2026.
Une tension énergétique venue du Moyen-Orient, une dette publique qui atteint des niveaux inédits, un État qui emprunte plus cher qu'à aucun moment depuis 2009, et une échéance présidentielle qui installe déjà son attentisme chez les décideurs économiques : le contexte français ne joue pas en faveur d'une reprise rapide, quel que soit le secteur.
Sources : Ministère de l'Économie et des Finances, Haut Conseil des finances publiques (19 septembre 2026). Observatoire Crédit Logement/CSA. Agences de notation S&P, Moody's, Fitch. Dernière mise à jour : 25 septembre 2026.
Un marché qui recule pour la quatrième année consécutive, sans qu'aucun rebond ne vienne compenser, n'est pas un marché plus facile à lire. Les entreprises qui vivaient sur un réseau de clients réguliers ou sur le bouche-à-oreille ressentent en premier le resserrement du flux naturel — sans réflexe de prospection déjà en place pour compenser. Reconstruire un pipeline commercial prend en général plusieurs mois, pendant lesquels la masse salariale, elle, continue de tourner.
Le contexte français ne joue pas en faveur d'une reprise rapide. La dette publique atteint son plus haut niveau depuis le début des séries statistiques de l'INSEE (1995), l'État lui-même emprunte au-dessus de 4% pour la première fois depuis 2009, et le budget 2027 s'annonce sans majorité claire pour trancher l'effort à fournir. Une échéance présidentielle en avril 2027 installe déjà son climat d'attentisme chez les décideurs économiques. Aucun de ces éléments, pris isolément, ne détermine l'activité d'une PME du second œuvre — ensemble, ils réduisent la visibilité à 12 mois pour tout le monde, y compris pour des entreprises dont le carnet reste, aujourd'hui, encore plein.
Le non résidentiel — commerces, bureaux, locaux d'activité — reste le segment qui continue de reculer pendant que le logement se redresse. Pour une entreprise de second œuvre qui travaille sur les deux marchés, c'est précisément là que l'écart entre ceux qui voient les chantiers arriver et ceux qui les découvrent par hasard se creuse le plus.